Tuberculose

 

Une des significations majeures qui peut être associée aux problèmes pulmonaires est celle de la tristesse, de la mélancolie, du chagrin, de la solitude. L’énergie du poumon a la charge de ces sentiments, qui, lorsqu’ils sont excessifs, l’épuisent. L’excès ou le fait de cultiver la tristesse pour entretenir le souvenir de quelque chose ou de quelqu’un peuvent se manifester par une fragilité des poumons. Il est intéressant de se rappeler que la grande époque du romantisme larmoyant (Chateaubriand, Goethe, J.J. Rousseau, Chopin, etc.) fut aussi la « grande époque » de la tuberculose et du suicide.

La nécrose pulmonaire provoquée par la tuberculose traduit bien que les émotions citées précédemment « tuent » la capacité à recevoir la vie en soi (respiration). Nous sommes là très clairement en présence de personnes chez qui l’espoir, la confiance dans leur vie ou leur envie de continuer à se battre sont atteints, voire perdus. Ce n’est pas un hasard si cette tuberculose touchait et touche à nouveau, les populations les plus défavorisées. Y a-t-il un vaccin pour cela ?

Il arrive parfois que cette maladie atteigne des personnes n’appartenant pas à des milieux défavorisés, bien au contraire, et qui ne paraissent ni tristes, ni déçues. Il semble que dans ces cas-là, il soit nécessaire de chercher plus profondément, dans les sphères non conscientes, la mémoire ou la blessure qui est à la base de la « perte de capacité à recevoir la vie ». Elle date souvent de l’enfance et se réactive, « explose », lors d’un vécu similaire à celui qui a blessé la première fois. La personne n’en a pas conscience, parfois du fait de stratégies de suractivité mises en place pour se protéger.

 

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