Grippe

Les fragilités ou maladies pulmonaires expriment notre difficulté à gérer les situations avec le monde extérieur et notre besoin d’évacuer les tensions emmagasinées. L’exemple le plus simple est celui de la baisse des températures au début de l’hiver. Les personnes qui ne réagissent pas en rééquilibrant leur système thermique interne vont « attraper froid », c’est-à-dire que le système pulmonaire va être fragilisé et va ouvrir la porte à une grippe, par exemple. En dehors des manifestations associées à l’état grippal (rhume, fièvre, etc.) que nous étudions séparément, il est très intéressant de se pencher sur les manifestations et les ressentis de l’état grippal.

En effet, l’état grippal génère trois types de ressentis physiques de base : de la fièvre, des courbatures et de la fatigue. Si nous réfléchissons un peu, nous ferons le lien avec un autre moment de notre vie qui produit des signes équivalents. C’est le moment pendant lequel nous faisons du sport ou effectuons un travail physique plus intense que d’habitude. Nous ressentons alors une élévation de la température du corps (= fièvre), des courbatures et de la fatigue ! Nous sommes lors de ces phases de l’effort physique, dans un ressenti d’évacuation, d’élimination des toxines physiques. Dans le cadre de la grippe, cette similitude des manifestations signe l’évacuation des tensions, des vécus plus ou moins difficiles, qui peuvent être associées à des toxines intérieures, physiques et/ou psychologiques.

Dans le rythme des saisons, il est bon de se rappeler que l’hiver est la période pendant laquelle l’énergie profonde de l’organisme se recharge et que le printemps est celle pendant laquelle ces énergies rechargées explosent de vitalité. La nature ayant bien fait, semble-t-il, les choses, elle nous propose la grippe lors de ces deux saisons principalement, juste avant l’hiver pour le nettoyage d’automne et au printemps afin d’éliminer les toxines hivernales. L’état grippal est, par conséquent, l’expression à la fois de la difficulté à se protéger de l’extérieur et de la nécessité d’évacuer les tensions que cela produit en nous, l’état de fatigue et les courbatures nous obligeant alors à « relâcher ». Le dernier clin d’oeil à ce sujet, c’est que très fréquemment dans les jours qui précèdent une grippe, nous sommes constipés ou nous avons un peu plus de difficultés à évacuer. Tout rentre dans l’ordre après le déclenchement de la maladie.

 

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