Zona

Le zona est une affection cutanée d’origine infectieuse. Elle est produite par un virus commun à celui de la varicelle et se caractérise par des vésicules. Cette affection peut être fort douloureuse, accompagnée de sensations de brûlure. La particularité du zona est qu’il se délimite à des zones précises du corps, sur les trajets de certains nerfs (zona ophtalmique, facial et intercostal). Il est intéressant de constater que ces mêmes zones sont des terrains d’élection pour certaines manifestations spasmophiles (douleurs intercostales, migraines ophtalmiques).

J’ai l’habitude de dire que le zona est la varicelle de l’adulte. Le sens global du zona, comme d’ailleurs sa manifestation et son origine, est globalement le même que celui de la varicelle. À trois différences près ! La varicelle n’est pas douloureuse, elle démange. Elle couvre tout le corps de vésicules alors que dans le zona, elles n’apparaissent que sur le trajet précis du nerf concerné, et ce d’un seul côté. Elle apparait essentiellement chez les adultes.

Touchant l’adulte, le zona n’est plus l’expression de la construction de l’immunité. Il l’est d’autant moins qu’il affecte presque uniquement des adultes ayant déjà eu la varicelle, dont il est une forme de récidive. La leçon n’a donc pas été suffisamment comprise, intégrée. La personne concernée doit sans doute apprendre encore à lâcher, à prendre du recul. Elle doit arrêter sans doute de prendre sur elle, de rentrer les colères, les rancœurs ou de ressasser les désillusions, les déceptions. Elle doit « passer à autre chose ». Elle doit aussi réfléchir si le vécu tensionnel concerne quelque chose qu’elle a du mal à voir, à accepter de voir ou de reconnaître (zona ophtalmique), qui touche à son identité ou son image (zona facial) ou qui concerne ce qu’elle vit dans son quotidien personnel ou professionnel, qui l’empêche de vivre ou la contraint (zona intercostal). La latéralité concernée va, bien entendu, préciser la symbolique « paternelle » ou « maternelle » associée.

Publicités