Polyarthrite

La polyarthrite rhumatoïde ou chronique évolutive est un type particulièrement grave d’arthrite. Dans ce cas particulier, ce sont en général les mains qui sont touchées en premier. Que nous disent ces mains lorsqu’elles font mal ?

Les maux des mains nous parlent de notre rapport à l’action manifestée sur le monde extérieur. Or, rappelons le caractère à la fois inflammatoire de l’arthrite, et celui, autodestructeur, des maladies auto-immunes.

Ce sont des maladies de défense dans lesquelles l’organisme ne reconnaît plus ses propres cellules et se met à les combattre et les détruire comme des agents étrangers et dangereux. Cette maladie est dégénérative dans le sens où elle ne respecte plus les lois naturelles de reconnaissance organique.

La polyarthrite nous parle de notre incapacité à nous reconnaître, à nous voir ou nous accepter tels que nous sommes. Cette difficulté à reconnaître ce que nous sommes est souvent aggravée par la recherche de « responsabilités extérieures ». Nous sommes en lutte avec le monde qui ne nous comprend pas, ne nous reconnaît pas, ne nous aime pas, alors qu’il s’agit là, en fait, de notre propre problème. Nous ne raisonnons la vie que de façon manichéenne et tout est bien ou mal, et les situations ne se vivent qu’en termes de tort ou de raison. Cette permanente stratégie conflictuelle et de défense compulsive, qui n’est pas mise en œuvre pour nuire, nous amène à nous détruire nous-mêmes en croyant détruire le monde pour nous défendre.

Il semble en tout cas qu’un certain lâcher prise par rapport à l’absolue maîtrise de tout et une gestion différente des colères, rentrées ou exprimées permettent de faire baisser la pression, l’inflammation et les conséquences destructrices qu’elles engendrent. La première chose dont un arthritique ou polyarthritique ait besoin, c’est de paix, de pacification intérieure et de comprendre qu’il ne nuit qu’à lui-même. Il est ici fort intéressant pour ne pas dire troublant de savoir que les rémissions spontanées qui se produisent parfois dans cette pathologie grave, se produisent chez des femmes pendant une grossesse. Le fait d’être enceinte aurait-il une action pacifiante ? Obligerait-il à lâcher, à nous relâcher ? S’agirait-il de quelque chose qui se fasse sans besoin de maîtrise, naturellement ?

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