Apoplexie

L’apoplexie désigne une perte de connaissance brutale, due à une hémorragie cérébrale. L’hémorragie est une perte de sang qui est due à la rupture, accidentelle ou non, d’un vaisseau sanguin. Cette rupture est fréquemment la conséquence d’une fragilité capillaire ou vasculaire. Lorsqu’elle se produit dans le cerveau, elle peut provoquer une crise d’apoplexie, ou parfois une hémiplégie.

L’hémorragie est donc, par essence, une perte de vie. Le langage commun utilise d’ailleurs régulièrement le terme hémorragie pour signifier la perte d’un flux économique par exemple (population, cerveaux, etc.). Du fait de la fragilité, capillaire ou vasculaire, le flux de la vie peut nous échapper. Le manque de solidité de nos références structurelles, par rapport à la vie, la difficulté à savoir se donner une place solide dans notre vie, nous fragilisent et nous font courir le risque de la perdre en partie. C’est la raison pour laquelle, ce symptôme est aggravé par les états de fatigue. S’il s’agit d’une fragilité capillaire, cela signifie que la fragilité concerne le niveau exprimé, socialement ou extérieurement, alors que s’il s’agit d’une fragilité vasculaire, le sens devra être recherché en fonction du lieu même où elle s’inscrit. Dans le cas de l’apoplexie par exemple, l’hémorragie se produit au niveau cérébral. Le sens à tirer de cette localisation est que, sans doute, nous avons un rapport à la vie trop construit autour de la rationalité pure, de la logique, de la réflexion. Cela durcit et fragilise nos vaisseaux cérébraux. Nous relâcher et prendre du recul peut permettre d’éviter cela.

Une autre illustration significative de cela est celle de l’épistaxis ou saignement de nez. Ici l’hémorragie se produit après la rupture d’un ou plusieurs capillaires. Elle est augmentée avec la fatigue. Nous sommes au niveau du nez, de ce qui sent et qui ressent. Le sens global associé à ce nez est à prendre en compte. Sans doute sommes- nous dans une phase où nous avons de la difficulté à arrêter un peu. Il nous est difficile de trouver de la place pour nous ou pour les proches, du fait d’un excès de travail, de soucis ou de volonté de perfection, de bien faire. L’épistaxis nous permet alors de libérer l’excès de pression.