Obésité

L’obésité et les excès de poids ou les prises de poids sont le signe de notre insécurité matérielle et affective par rapport à l’avenir proche ou lointain. Ils signifient aussi que nous avons de la difficulté à intégrer des phases de notre vie où nous avons rencontré des manques, des pénuries.

Nous sommes là en présence d’une insécurité inconsciente, d’une peur souvent non perçue de manquer. Les individus ressentent le besoin de stocker, pour le cas où « on viendrait à manquer » ou pour « éviter de manquer à nouveau ».

Le deuxième type d’insécurité est en lien avec le monde extérieur. La peur de devoir l’affronter, de risquer de ne pas y arriver, d’être « démuni » devant lui, nous amène, là aussi, à stocker. Nous ne risquons pas ainsi « d’être démunis » et en plus « cela nous permet de mettre de l’épaisseur entre le monde et nous », de nous protéger par un édredon de chair ou de graisse. Les « gros » sont d’ailleurs très souvent tendres et fragiles et ont un grand besoin d’être « rassurés ».

Le dernier type de souffrance qui peut s’exprimer derrière une prise de poids excessive est plus insidieuse et « grave », car elle est négative. Il s’agit parfois d’une tentative de dénigrement vis-à-vis de soi-même ou d’autopunition. Ceci nous permet de dévaloriser notre propre image et de pouvoir ainsi nous dire « tu vois bien que tu n’es pas bien, pas beau ou belle, qu’on ne peut pas t’aimer ». Nous cherchons par ce biais à enlaidir notre image vis-à-vis de nous-mêmes mais aussi vis-à-vis des autres.

Mais derrière ces trois niveaux de signification, il y a une trame commune qui est celle de la relation affective à la mère (nourriture) qui n’a pas été équilibrée et que l’on cherche à compenser. Lorsque cette composante devient prépondérante, la dynamique alimentaire, boulimie ou anorexie, devient alors un moyen supplémentaire d’accentuer le message.

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