Mononucléose

La mononucléose présente beaucoup de similitudes avec la leucémie. Il s’agit en effet, là aussi, d’un déséquilibre en globules blancs dans le sang. Les symptômes sont eux aussi très proches (fièvres, fatigues, gonflement des ganglions lymphatiques). Mais il existe deux différences majeures.

La première de ces différences réside dans le caractère « viral » et non cancéreux de la mononucléose. L’agression vient de l’extérieur. La deuxième différence vient du fait que, dans la mononucléose, la prolifération des leucocytes ne provient pas de la moelle, mais des structures lymphoïdes. La structure profonde de la personne n’est pas atteinte, même si un niveau subtil (système lymphoïde) est touché.

La dynamique générale est la même que celle de la leucémie. Nous sommes en présence d’une difficulté à laisser la vie circuler en nous. Ici aussi, quelque chose en nous a décidé d’empêcher, d’interdire ou de « tuer » la vie. La différence réside simplement dans la profondeur du problème. Dans le cas de la mononucléose, l’agression « extérieure » (virus) signe que le déséquilibre dans le rapport à la vie et à son bonheur est due à « l’autre ». Sans doute s’agit-il là d’une personne ayant vécu une ou plusieurs situations dans lesquelles son ressenti de remise en cause ou de « castration du bonheur » ont été forts. L’interdit ou l’empêchement à jouir de la vie, à laisser la vie vibrer en nous, à s’exprimer, sont venus d’une personne étrangère. N’avons-nous pas été reconnu par un supérieur hiérarchique ? Sa dureté ou son excès d’autorité ont-ils généré en nous une peur permanente de la réprimande ou du reproche au point que nous ne nous autorisons plus d’incartade ? Sommes-nous épuisé d’avoir essayé en vain de faire bien ou plaisir, sans retour ?

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